
Les premières traces de présence humaine sur les territoires de l'actuel Costa Rica remontent à plus de cinq mille ans av. J.-C. Dans le Nord, les cultures autochtones subirent l'influence de la civilisation maya. Les groupes ethniques du Sud s'apparentaient davantage aux peuples autochtones d'Amérique du Sud.La majorité des habitants du Costa Rica sont d'origine européenne et une minorité est issue d'un métissage d'Européens et d'Amérindiens (bien qu'un certain nombre soient originaires d'autres pays d'Amérique du Sud et d'Amérique centrale). Une infime partie de la population est noire et vit essentiellement sur la côte atlantique; ce sont des descendants d'ouvriers amenés des Caraïbes pour la construction d'un chemin de fer. Quelques habitants sont amérindiens; certains vivent encore dans la région du Talamanca, très montagneuse. Quelques Chinois vivent également dans le pays.
La population du Costa Rica est estimée à 3,60 millions d'habitants et sa croissance annuelle à 1,95 p. 100 (1998). Plus de 11,3 p. 100 des Costaricains ont moins de 15 ans. La population habite essentiellement les hauts plateaux du Centre.
L'espagnol est la langue officielle du Costa Rica, mais l'anglais est compris de beaucoup, et le pidgin (créole anglais) est parlé par la population noire. Il existe une dizaine de peuples autochtones, dont certains parlent l'espagnol. Une partie importante s'exprime en bibri.
Les Costaricains sont appelés Ticos par les Centraméricains. L'origine de ce surnom par lequel ils se désignent provient de l'habitude des ruraux de terminer leurs mots ou leurs phrases par le suffixe tico, au lieu du diminutif espagnol plus courant, tito. Donc, au lieu de dire un momento ou un momentito («un moment»), ils diront plutôt un momentico. Les hommes sont appelés Ticos et les femmes Ticas, mais pris ensemble, ils sont nommés Ticos.
L'Église catholique revendique la quasi-majorité des croyants. Le catholicisme
fut la religion officielle du pays jusqu'au milieu des années quatre-vingt,
où l'État décida de ne plus soutenir aucun culte. La liberté de religion est
garantie par la Constitution.

En zone rurale, on salue les gens que l'on croise dans la rue même si on ne les connaît pas. On dit alors ¡Adiós ! ou ¡Buenas ! et, plus formellement, ¡Adiós, señora ! ou ¡Buenos días ! Dans les campagnes, on salue souvent d'un signe de la tête ou en touchant son chapeau.On s'adresse à quelqu'un en utilisant son titre professionnel accompagné ou non du nom de famille, selon la situation. Señor («Monsieur») et Señora («Madame») sont également utilisés, particulièrement entre personnes étrangères. On appelle par leurs prénoms ses amis, les enfants, ou un collègue subalterne. En signe de respect, les titres Don et Doña doivent précéder le prénom des hommes et celui des femmes âgés auxquels on s'adresse. Par exemple, on pourrait appeler la mère de son meilleur ami Doña María.Les visites à l'improviste sont rares, accordées aux seuls amis proches ou parents, qui les rendent généralement dans l'après-midi, une fois les travaux ménagers terminés.
Les convives se doivent d'être ponctuels. Invités à dîner, ils font un petit cadeau à leurs hôtes : le plus souvent des fleurs, du vin, ou une plante.
Le repas est précédé d'un apéritif. La conversation bat son plein en fin de repas, au moment du dessert ou du café. Généralement, les invités partent peu après. Il arrive que des invitations de pure forme soient lancées sans qu'on en attende une réponse.
Le football est le sport le plus populaire, à la fois en termes de spectateurs et de pratiquants. Le basket-ball, le base-ball, le volley-ball, le surf, les courses automobiles, la pêche, la natation et le tennis sont également très populaires. Le golf et le polo sont surtout les activités des milieux aisés. On va à la plage entre janvier et avril. Carnavals, fêtes et corridas sont des attractions très prisées qui rythment l'année.
Les Costaricains apprécient la musique des Caraïbes et celle du Brésil ainsi que toutes les musiques communes à l'Amérique centrale. Ils aiment les contes, la poésie et les autres arts traditionnels. La radio et la télévision sont très populaires.
Les fêtes costaricaines comprennent le jour de l'An (le 1er janvier), la fête de la Saint-Joseph (le 19 mai), l'anniversaire de la bataille remportée à Rivas contre l'aventurier américain William Walker au milieu du XIXe siècle (le 11 avril), la Semana Santa (semaine sainte) et Pâques, la fête du Travail (le 1er mai), l'annexion de Guanacaste par le Costa Rica (le 25 juillet), la fête de la Saint-Pierre et de la Saint-Paul (le 29 juin), la fête de Notre-Dame-des-Anges (le 2 août), la fête de l'Indépendance de l'Amérique centrale (le 15 septembre), le jour de Christophe Colomb (le 12 octobre), la fête de l'Immaculée Conception (le 8 décembre), et Noël (le 25 décembre). On célèbre Noël en famille tandis que le jour de l'An fait l'objet de soirées dansantes.

République constitutionnelle. Le président, qui est élu pour un mandat de quatre ans, est le chef du gouvernement; il est assisté de deux vice-présidents. L'Assemblée nationale, composée de 57 sièges, est renouvelée tous les quatre ans; le président et les membres du corps législatif ne sont pas rééligibles. Le pouvoir judiciaire est indépendant. Les vingt-deux Cours suprêmes sont désignées par l'Assemblée nationale pour une durée de huit ans. Elles sont reconduites automatiquement pour une durée identique, à moins qu'elles ne soient dissoutes. Le système judiciaire du Costa Rica n'appelle pas de jury. Le pays est composé de sept provinces divisées en cantons. Tous les citoyens âgés d'au moins 18 ans sont obligés de voter pour les élections nationales.
Le Costa Rica possède une longue tradition de transitions gouvernementales par voie démocratique; seulement trois coups d'État militaires ont eu lieu en cent cinquante ans. Après une guerre civile de courte durée en 1948, un gouvernement intérimaire fut constitué avec, à sa tête, José Figueres Ferrer.
L'armée fut démantelée et, en 1949, une nouvelle Constitution vit le jour; depuis lors, le Costa Rica a été un exemple de démocratie paisible dans un environnement très perturbé. On lui donne parfois le surnom de «Suisse de l'Amérique centrale». Pendant trois décennies, Figueres, qui fut président de 1953 à 1958 et de 1970 à 1974, a joué un rôle déterminant dans le paysage politique.Le pays s'est inscrit dans une démarche politique de neutralité vis-à-vis des affaires centro-américaines et, en 1987, le président Oscar Arias Sánchez a remporté le prix Nobel pour le rôle déterminant qu'il a joué dans les négociations de paix du Nicaragua. Rafael Angel Calderón lui succéda en 1990. L'élection en 1994 de José María Figueres, fils de l'ancien président, marqua la onzième alternance pacifique depuis 1948.
Après des années de surendettement et d'inflation, le Costa Rica a mené, depuis 1990, de gros efforts pour restructurer son économie. En 1995, l'inflation devait être limitée à moins de 19 p. 100. La croissance, estimée la même année à 7,3 p. 100, était en moyenne de 4,4 p. 100 entre 1987 et 1992. Cette embellie, associée à une durée exceptionnelle de stabilité politique, a favorisé le développement des investissements étrangers.
L'agriculture emploie un peu plus du cinquième de la main-d'ouvre et représente 15,8 p. 100 du produit intérieur brut (PIB). Le café et la banane (les deux premières cultures du pays), ainsi que le riz, le maïs, l'ananas, la viande de bouf et d'autres produits agricoles représentent un peu plus des deux cinquièmes des exportations du pays. L'élevage, jusqu'à présent concentré dans la province de Guanacaste, s'étend à d'autres régions.
Les principales industries sont l'agro-alimentaire, le textile et l'habillement, les matériaux de construction et la production d'engrais. Le Costa Rica détient un excellent potentiel en matière d'énergie hydroélectrique, qui lui fournit presque la totalité de son électricité.
Le tourisme, bien développé, ouvre de nouvelles perspectives. Les services représentent actuellement 62 p. 100 du PIB. Le PIB par habitant est estimé à 2 750 dollars (1997), soit l'un des plus élevés d'Amérique centrale.
L'unité monétaire est le colón costaricain.
L'autobus, efficace et bon marché, est le moyen de transport le plus utilisé pour relier les villes et au sein même des agglomérations. Environ le sixième des routes est goudronné. Les taxis sont très nombreux. Le réseau téléphonique intérieur est bien développé mais les régions rurales reculées sont encore mal desservies. Les communications internationales transitent via des satellites. Les services postaux sont efficaces. Le pays compte de nombreuses stations de radio ainsi que des chaînes de télévision et des journaux nationaux.
Le Costa Rica dispose de l'un des meilleurs systèmes d'éducation publique du continent sud-américain. L'enseignement primaire est obligatoire et gratuit pendant 9 ans, à partir de l'âge de 7 ans. Certaines écoles maternelles accueillent les enfants à partir de 5 ans. L'inscription dans un établissement d'enseignement secondaire libre n'est pas obligatoire mais plus des deux cinquièmes des élèves font ce choix. Il existe quatre universités publiques et plusieurs universités privées. Les adultes peuvent suivre des cours du soir.
La malnutrition et les maladies infantiles posent encore des problèmes dans
certaines régions rurales, mais les soins médicaux sont de grande qualité, et
un système de santé public est offert à tous les citoyens. L'espérance de vie,
en moyenne de 75,9 années (1998), est la plus élevée d'Amérique centrale et
d'Amérique du Sud.
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