Les habitants
Les usages
Infrastructures
Les habitants
Population
Les premières traces de prèsence humaine sur les territoires de l'actuelle Indonésie remontent à des temps très anciens. Des archéologues ont trouvé des fossiles de l'Homo Erectus, qui vivait sur l'île de Java il y a un million d'années (appelé «Homme de Java»), et des restes de culture aborigène sont attestés dans le sud de Sumatra. De nombreux groupes s'installèrent en effet le long des estuaires des îles, ce qui leur permettait de pêcher dans les mers intérieures. D'autres occupèrent les vallées (voir également rivière et vallée), où ils cultivaient le riz. Ces peuples commercèrent entre eux pendant un certain temps mais, à partir du Ier siècle av. J.-C., ils étendirent leurs activités commerciales outre-mer et y vendirent des épices et du bois d'ouvre.
L'Indonésie, qui est composée de 13 677 îles, abrite de nombreux groupes ethniques et un large éventail de cultures. La population est estimée à 213 millions (1998 estimation) (1997 Exact), ce qui la place au quatrième rang mondial. Les Javanais forment l'ethnie la plus importante, sans pour autant constituer la majorité dans le pays. Il existe également de larges communautés de Soundanais, de Malais du littoral et de Madurais, mais ce n'est là qu'une infime partie des 350 groupes ethniques qui peuplent l'Indonésie.
La majorité de la population vit dans les îles «intérieures» de Java, Madura et Bali, soit sur moins d'un dixième du territoire indonésien. Pendant plusieurs dizaines d'années, le gouvernement a suivi une politique de «transmigration», proposant de nouvelles terres dans les îles situées vers l'extérieur, et fournissant l'infrastructure nécessaire pour l'installation de migrants venus de Java. Des millions de personnes ont ainsi été réinstallées avec un succès mitigé, ce qui a entraîné la réforme de ce programme. Pendant les années quatre-vingt, le nombre de personnes réinstallées est tombé à moins de 1 p. 100 de la population, alors qu'une migration spontanée continue vers Java, à partir d'autres îles.
Langues
La langue officielle est le bahasa indonesia, forgée à partir du malais commercial. Plus de la moitié de la population parle indonésien ou malais. Cependant, quelque trois cents autres langues sont également parlées dans le pays, parmi lesquelles le javanais. Le néerlandais a été la langue officielle jusqu'en 1942, ce qui explique que certaines personnes âgées le parlent encore. L'anglais est la principale langue internationale; il est enseigné comme troisième langue dans les écoles (après le principal dialecte de la région et l'indonésien).
Religions
La grande majorité de la population est musulmane. En fait, l'Indonésie abrite la plus importante communauté musulmane du monde. Un peu moins d'un Indonésien sur dix est de religion chrétienne (la majorité des chrétiens occupent les régions du Nord) et une faible minorité hindoue subsiste, principalement sur l'île de Bali. On trouve également quelques bouddhistes, surtout parmi la population chinoise. Cependant, la croyance animiste ou certaines traditions, comme la vénération des ancêtres, sont aussi importantes dans la vie quotidienne de la plupart des Indonésiens que ces religions. La liberté de culte est garantie par la Constitution et la tolérance religieuse est fondamentale. Afin d'éviter les risques de conflits religieux, la conversion à une autre religion a été légalement interdite par le gouvernement.
Les habitants de Java, majoritairement musulmans, forment le plus important groupe culturel. Les habitants de la région côtière sont pour la plupart commerçants et de confession musulmane. Les groupes autochtones de Kalimantan et d'Irian Jaya entretiennent des liens étroits avec la famille, pratiquent les religions animistes, et leur vie sociale et économique est dominée par l'adhésion à un clan. Les habitants de Bali sont généralement hindous et appartiennent à des royaumes traditionnels. De nombreuses pratiques culturelles anciennes sont sacrifiées au profit de l'occidentalisation, mais certains dirigeants balinais tentent néanmoins de les sauvegarder.
Les usages
À table
Le riz est la nourriture de base. L'Indonésie importait auparavant d'énormes quantités de riz afin de nourrir une population croissante. Aujourd'hui cet État atteint quasiment l'autosuffisance alimentaire. Les légumes, les poissons et les sauces épicées accompagnent souvent le riz. Le thé et le café sont les boissons les plus courantes. Les fruits frais sont disponibles en grande quantité et constituent le dessert habituel. Les musulmans pratiquants ne mangent pas de porc. Les piments rouges garnissent souvent les plats (ils sont parfois consommés en grandes quantités), au même titre que d'autres épices. Le lait de coco est utilisé dans des plats particulièrement épicés appelés padang (d'après le nom de la ville de Sumatra où ils trouvent leur origine). Dans la capitale, Jakarta, les restaurants proposent une cuisine internationale bien que la variété ne soit pas aussi large que dans d'autres capitales de l'Asie du Sud-Est.
De nombreux Indonésiens occidentalisés mangent à l'aide d'une cuiller et d'une fourchette, tandis que les familles plus traditionnelles utilisent encore leurs doigts. Généralement, la fourchette se tient dans la main gauche et la cuiller dans la droite. Pendant le repas, les deux mains doivent être gardées sur la table. Il est impoli de commencer à boire ou à manger avant d'y être invité par son hôte, et vider son verre indique que l'on souhaite qu'il soit de nouveau rempli. Il existe de nombreux vendeurs de rue, mais il est considéré comme malséant de manger debout ou en marchant dans la rue; il faudra donc s'asseoir.
Vie en société
Les bases socioculturelles des Indonésiens reposent sur l'honneur et le respect de l'individu : les lettres commencent par Dengan hormat («Respectueusement»), et le respect est ce qu'il y a de plus important dans les salutations adressées à autrui. La personne la plus âgée ou l'hôte doit être salué en premier, et il faut faire preuve d'une déférence tout à fait particulière envers les personnes âgées. Une inclination ou un léger mouvement de tête est une forme courante de salutation, bien que, lorsque l'on rencontre quelqu'un pour la première fois, il soit naturel d'échanger également une poignée de main. On serre encore la main pour féliciter quelqu'un ou pour dire au revoir avant un long voyage. Les titres sont très importants et doivent être utilisés lors des salutations et au cours de la conversation; la présentation la plus formelle comprendrait, dans l'ordre : Bapak («Monsieur») ou Ibu («Madame»), un titre professionnel ou académique (le cas échéant), le titre de noblesse (si la personne l'utilise), ainsi que le nom et prénom de la personne. De nombreux Indonésiens, particulièrement les Javanais, possèdent seulement un nom et sont donc appelés couramment et formellement par ce nom. Quant aux hommes d'affaires, ils échangent habituellement leurs cartes en se saluant.
En société, il est déplacé de toucher la tête d'une autre personne. De même, un homme ne touche jamais une femme en public (s'il ne s'agit pas de sa fiancée ou de sa femme) sauf pour lui serrer la main. La main gauche ne doit pas être utilisée pour les poignées de main, pour toucher quelqu'un, le désigner, manger, boire, donner ou recevoir des objets.
Rendre visite à quelqu'un est une façon de lui montrer le respect qu'on lui voue. Aussi les Indonésiens attachent-ils une grande importance à l'accueil de leur invités. Les visites à l'improviste sont courantes. Cependant, il est normal qu'un invité arrive une demi-heure après l'heure convenue. Les visiteurs s'asseyent lorsqu'ils en sont priés, mais se lèvent lorsque l'hôte et l'hôtesse entrent dans la pièce; la déférence de l'invité envers son hôte est très importante. On sert souvent à boire, mais un visiteur ne boit pas avant d'y être invité. Lorsqu'on lui offre à manger ou à boire, il est poli d'accepter; refuser peut être offensant. Les conversations véhémentes doivent être évitées, de même que celles de nature personnelle ou portant sur des sujets tels que l'âge et la richesse. Si l'hôte ou l'hôtesse ne portent pas de souliers, le visiteur fait preuve de politesse en retirant les siens. On enlève toujours ses souliers en entrant dans une pièce dont le sol porte de la moquette, dans les lieux de fête, les lieux funéraires, les mosquées et les autres lieux saints. Enfin, les cadeaux ne sont jamais ouverts en présence de celui qui les offre.
Loisirs
Le badminton et le football sont les sports les plus populaires. Le volley-ball et le tennis sont également largement pratiqués. La télévision et le cinéma sont appréciés mais la censure est dans ce domaine beaucoup plus stricte que dans les pays occidentaux.
Vacances et fêtes
Les Indonésiens célèbrent le jour de l'An international le 1er janvier. La naissance du prophète Mahomet est également fêtée le 12 février. Nyepí est un jour de repos pour les Balinais après une fête qui célèbre le Nouvel An et le retour du printemps. Cette fête a pour but de déloger les démons qui, ayant été chassés des Enfers après la saison des pluies, se sont réfugiés sur l'île de Bali. Les gens se peignent le corps et présentent des offrandes aux démons pour les attirer hors de leur repaire. Ils courent ensuite dans les rues, armés de torches et faisant du vacarme pour chasser les mauvais esprits hors de l'île.
Le vendredi saint est un jour férié. Sont également célébrés le dimanche de Pâques et, quarante jours plus tard, l'Ascension qui, selon la tradition chrétienne, est le jour où le Christ est monté aux cieux.
La pionnière des droits de la femme en Indonésie est honorée le 21 avril (jour de Kartini). Raden Ajeng Kartini, mieux connue sous le nom de Lady Kartini, était la fille d'un aristocrate javanais. Elle suivit sa scolarité dans une école néerlandaise. Après sa mort précoce (elle n'avait que 25 ans), une fondation portant son nom fut créée. S'ouvrit alors la première école de filles de Java en 1916.
La jour de l'Indépendance est célébré le 17 août. Cette fête est considérée comme la plus importante en Indonésie.
Quant aux fêtes religieuses musulmanes, les Indonésiens célèbrent l'Idul-Fitri, une fête de trois jours au sortir du mois de jeûne qu'est le ramadan, et l'Idul-Adha, une fête de même durée à l'attention de ceux qui ne sont pas en pèlerinage à La Mecque (Makkah) et en hommage à la volonté d'Abraham de sacrifier son fils sur l'ordre d'Allah.
Le jour de Noël (25 décembre) est également un jour férié en Indonésie. Il existe aussi des centaines d'autres congés associés aux régions, aux groupes religieux ou culturels.
Arts
Les traditions culturelles indonésiennes sont le fruit d'un brassage de civilisations. L'hindouisme et le bouddhisme, originaires de l'Inde, ont exercé une grande influence sur le mode de vie indonésien. Ces religions ont en outre laissé une empreinte indélébile sur l'architecture et la sculpture du pays. L'influence arabe en Indonésie s'est fait sentir à partir du XIIIe siècle, notamment par le biais des enseignements de l'islam. Les îles ont également été soumises à l'influence des cultures polynésiennes et à celle du Sud-est asiatique, sans oublier l'empreinte des Chinois et des Néerlandais.
Musique
Les populations qui forment l'Indonésie ont développé une grande variété de musiques vocales et instrumentales. Toutefois, sur le plan musical, le pays est mieux connu pour ses ensembles de gongs et de tambours. Généralement, les gongs sont de forme circulaire avec un bouton au centre. Cependant, on y trouve une grande variété de formes. Certains sont pendus tandis que d'autres sont placés horizontalement. Les modèles de gongs et de tambours s'imbriquent et se combinent pour donner naissance à diverses structures rythmiques et mélodiques.
Les îles de Bali et de Java ont développé de vastes ensembles de gongs et de tambours connus sous le nom de gamelans. Ces ensembles ont introduit de nouveaux instruments tels que des xylophones en bois et en métal, des sitars, des instruments à cordes. Cette musique accompagne bien souvent les danses et les scènes théâtrales traditionnelles, dont des pièces d'ombres chinoises racontant des récits épiques.
L'Indonésie est également riche en formes musicales populaires, les plus connues sont certainement le Dangdut, le Kroncong et le Jaipongan soundanais.
Bibliothèques et musées
L'Indonésie possède environ 20 grandes bibliothèques situées dans les villes de Bandung, de Bogor, de Jakarta et de Yogyakarta. Les Archives nationales et la bibliothèque du Musée national se trouvent à Jakarta, au même titre que la Bibliothèque nationale, qui abrite un grand nombre de collections spéciales. Le musée de Bali est situé à Denpasar.
Les Infrastructures
Institutions
Le président est aidé par un cabinet dont les membres sont nommés et il est élu pour cinq ans par les 1 000 membres de l'Assemblée consultative populaire (MPR). La moitié du MPR représente la Chambre législative des représentants, dont 400 membres sont élus et 100 nommés. Les 500 sièges restants sont attribués à des représentants ou délégués régionaux d'autres groupes. En pratique, le gouvernement est sous le contrôle strict du président et de l'armée. Tous les citoyens mariés ou âgés de plus de 17 ans peuvent voter.
Histoire contemporaine
Les nationalistes indonésiens, emmenés par Soekarno, déclarèrent en août 1945 l'indépendance de l'Indonésie vis-à-vis des Pays-Bas. Il s'ensuivit plusieurs années de négociations et de guérilla avant que l'indépendance ne fût reconnue en 1949. L'union toute symbolique avec les Pays-Bas fut dissoute officiellement en 1954.
Une république fut formée dont Soekarno devint président; mais, dès les premières années, la nouvelle démocratie se révéla instable et, en 1956, Soekarno introduisit une forme de gouvernement plus autoritariste. En 1957, la loi martiale fut imposée. En 1959, la Constitution de 1945 fut rétablie et, dès l'année suivante, une Assemblée consultative populaire temporaire, dont les membres étaient nommés par Soekarno, remplaça la Chambre des représentants, ce qui marqua le début de ce que Soekarno appelait la «Démocratie dirigée». Dans son désir de soutenir l'idée d'unité dans la diversité, le gouvernement développe une idéologie d'État appelée Pancasila, qui comprend cinq principes fondamentaux : la foi en un Dieu, une humanité juste et civilisée, l'unité de l'Indonésie, la justice sociale pour tous et la démocratie guidée par le consensus.
Ce conflit, associé à une mauvaise gestion et à des tensions croissantes entre les principaux groupes politiques, entraîna, en 1965, une tentative de coup d'État par des officiers de l'armée apparemment soutenus par le parti communiste. L'insurrection fut arrêtée par le général Suharto mais les émeutes et les violences engendrées par le coup d'État avaient fait de nombreuses victimes (le nombre de morts fut estimé entre 80 000 et plus d'un million). En 1968, Suharto succéda à Soekarno, qui avait été déchu de ses pouvoirs gouvernementaux l'année précédente.
Le gouvernement du «nouvel ordre» de Suharto, à domination militaire, inversa la politique anti-occidentale et consolida son assise au pouvoir. Le parti communiste fut interdit et les autres partis d'opposition furent forcés à s'unir. De nouveaux partis apparurent ainsi, comme le Golkar, une coalition de groupes de métiers rassemblant les fonctionnaires et les enseignants, qui remporta plus de 60 p. 100 des votes à chaque élection. Lorsque Suharto relâcha son emprise sur la presse et les partis d'opposition au début des années quatre-vingt-dix, de nombreux habitants manifestèrent pour obtenir une plus grande démocratie et un changement de dirigeant. Des heurts se produisirent alors entre les forces armées et les contestataires. Suharto fut le seul candidat à se présenter à l'élection présidentielle de 1993. Bien qu'il ait à son crédit l'importante croissance économique de l'Indonésie et le maintien de l'union de ce pays aux multiples ethnies. L'Indonésie a été frappée par une crise économique en juillet 1997 causant une pénurie de vivres, une montée en flèche de l'inflation et par conséquence de nombreuses émeutes sociales. Malgré les mouvements de protestation, le MPR, qui compte 1 000 membres, a réélu en mars 1998 le général Suharto, âgé de 76 ans, pour un septième mandat. Fin 1997 et début 1998, l'Indonésie et le Fonds monétaire international (FMI) ont eu des différends concernant le renflouement du pays, mais ils finirent par conclure un troisième accord en avril 1998.
L'Indonésie exerce toujours le contrôle de l'île de Timor, bien que son annexion de la partie orientale n'ait pas été reconnue par les Nations unies, ni par de nombreux gouvernements. Lorsque le Portugal s'est retiré du Timor oriental en 1975, le mouvement indépendantiste de gauche Frente Revolucionaria do Timor Leste Independente (Fretilin) a pris le contrôle de Dili, la capitale.L' Indonésie a envahi le Timor oriental en décembre, puis l'a annexé, malgré la condamnation du Portugal et de l'ONU. Selon les organisations de défense des droits de l'homme, plus de 100 000 personnes auraient été tuées par l'armée indonésienne au moment de l'annexion. Les tensions politiques qui secouent en permanence la région ont entraîné en novembre 1991 le massacre de manifestants pro-indépendantistes par l'armée indonésienne. Les négociations parrainées par l'ONU n'ont pas encore réussi à résoudre le conflit. Le Timor oriental a de nouveau attiré l'attention des médias internationaux en 1996, lorsque deux activistes timorais en exil, Bishop Carlos Belo et José Ramos-Horta, ont reçu le Prix Nobel de la Paix.
Économie
L'économie de l'Indonésie occupe le 7e rang en Asie et le 26e rang mondial. Cependant, le pays est tellement peuplé que le produit intérieur brut (PIB) par habitant est seulement le tiers du niveau de la Thaïlande et le quart de celui de la Malaisie.
L'Indonésie dispose d'un énorme potentiel : elle est riche en ressources naturelles, dont beaucoup ne sont pas exploitées, et possède d'importantes réserves de pétrole et de gaz naturel, véritables clés de voûte de l'économie. L'Indonésie est également l'un des principaux producteurs mondiaux d'huile de palme, de caoutchouc, de clous de girofle, de poivre, de tabac, de thé, de café, de bois d'œuvre et d'étain. On y trouve également des cultures de riz, de soja, de coprah, de manioc et de cacahuètes.
Lorsque les revenus pétroliers étaient à leur maximum, le gouvernement a investi dans le secteur industriel et dans beaucoup d'entreprises, ce qui a augmenté la diversification et réduit la dépendance du pays par rapport aux importantes fluctuations du prix du pétrole. Les investissements ont également créé des emplois et aidé à relever le niveau de vie moyen. Cependant le sous-emploi reste un problème et, si les salaires mensuels augmentent, la dette extérieure est élevée et la corruption largement répandue. Le pays s'intéresse désormais à des industries de pointe afin d'augmenter sa croissance.
L'Indonésie est membre de l'Association des nations du Sud-Est asiatique (Asean), formée en 1967 avec la Thaïlande, la Malaisie, les Philippines et Singapour, rejointe par le Brunei après son indépendance en 1984, ainsi que par le Viêt Nam en 1995. Ostensiblement mise en place pour parvenir à une coordination économique, l'Asean avait pour objet de s'opposer à l'expansion communiste à partir du Viêt Nam. La monnaie est la rupiah (roupie) indonésienne.
Transports et communications
Des vols internationaux permettent un accès facile à l'Indonésie et des vols nationaux relient les principales îles. Elles sont également reliées par des ferries. Le réseau ferroviaire s'étend sur exactement 4 992 km, et les services sont correctement assurés entre Jakarta et les autres villes. De nombreux taxis et cyclo-pousse sont également disponibles. Les bus sont bondés, et les routes situées en dehors des zones urbaines ne sont pas très bonnes. Beaucoup de personnes circulent à moto, à vélo ou à pied. La circulation s'effectue à gauche.
Enseignement
L'éducation est, en théorie, gratuite et obligatoire pendant six ans (entre 6 et 12 ans), mais les équipements des zones rurales sont souvent incapables d'accueillir tous les élèves. Chacune des 27 provinces d'Indonésie possède au moins une université ou un établissement d'enseignement supérieur.
Santé
D'importantes améliorations ont été apportées au système de soins, notamment dans le domaine des installations sanitaires et des cliniques rurales, dont le nombre a augmenté. La plupart des nourrissons sont vaccinés contre les maladies infectieuses infantiles courantes. L'espérance de vie a augmenté substantiellement pour atteindre environ 62,5 années (1998). Les programmes du planning familial, dont les slogans soulignent que «deux enfants suffisent», ont ralenti la croissance de la population. Mais des problèmes demeurent en dépit des progrès : la malnutrition, les maladies telles que le choléra et le paludisme, le manque de soins prénatals et l'eau non potable sont encore sources de graves problèmes pour les Indonésiens (particulièrement dans les zones rurales). Les équipements médicaux sont meilleurs dans les zones urbaines, mais le gouvernement tente d'améliorer également les conditions sanitaires dans les villages.
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