Les habitants
Les usages
Arts
Infrastructures
Les habitants 
On suppose que les premiers habitants des îles Philippines sont venus de Chine il y a environ deux cent cinquante mille ans et, beaucoup plus tard, de la péninsule malaise. D'autres peuples asiatiques ont ensuite émigré vers les îles, empruntant sans doute une passerelle de terre ferme (un isthme) aujourd'hui disparue.La population est principalement d'ascendance malaise. Elle comprend en majorité des mestizos, issus d'un métissage avec des Espagnols et des Chinois, et un petit pourcentage de Philippins-Chinois. La population restante est constituée de plusieurs descendants de peuplades malaises et prémalaises qui ont résisté à l'intégration avec la population mestiza. Les Négritos habitent toujours les hauteurs des îles de la mer de Sulu, tandis que les Aetas vivent autour du mont Pinatubo. Les Igorots et les Ifugaos, qui peuplent la cordillère centrale, dans le nord de Luçon, sont célèbres pour leurs magnifiques rizières en terrasses, plusieurs fois centenaires, à Banaue.La population des Philippines est estimée à 77,7 millions d'habitants (1998 estimation), dont environ 13,5 p. 100 ont moins de 15 ans, et seulement 3,6 p. 100 ont plus de 65 ans. Le taux de croissance annuelle de la population est de 2,09 p. 100 (1998), pour une densité de 259 habitants au km² (1998). Plus de 8,5 millions d'habitants vivent dans la métropole de Manille (qui englobe quatorze villes dont Quezon City et Caloocan). Manille, la capitale, est aussi la plus grande ville. Langues Le philippin et l'anglais sont les langues officielles. L'anglais reste important dans les affaires, dans l'administration et dans l'enseignement depuis le cours préparatoire jusqu'à l'université. Les efforts engagés durant les années soixante et soixante-dix ont abouti à l'instauration du philippin comme deuxième langue officielle. C'est une langue dérivée du tagalog, parlé à Luçon. En raison de sa base tagalog, le philippin n'a pas été adopté de plein gré par de nombreux groupes ethniques des Philippines et n'est pas parvenu à s'imposer comme langue unificatrice du pays, où sont parlées plus de quatre-vingts langues. Certains groupes ethniques sont même allés jusqu'à ne parler que leur propre langue. Les habitants de la région de Visayan, par exemple, utilisent les langues visayans à la place du philippin. C'est ainsi que, malgré la progression du philippin dans l'ensemble du pays, l'anglais est toujours utilisé comme langue de communication entre les différents groupes ethniques. À Luçon, l'anglais parlé est largement émaillé de mots tagalogs dans la conversation courante, donnant naissance au «Taglish». Tous les Philippins instruits sont bilingues, et les descendants de l'élite des «mestizos» (issus de métissage entre autochtones et Espagnols) perpétuent l'usage de l'espagnol en famille. Religions Les Philippines sont le seul État à prédominance chrétienne d'Asie. Environ quatre cinquièmes de la population sont membres de l'Église catholique romaine et un dixième membre, de l'Église philippine indépendante (ou Aglipayan) ou d'autres Églises chrétiennes. La population musulmane, les Moros (Maures), habite essentiellement les îles méridionales, notamment Mindanao. Dans les années soixante-dix, un mouvement sécessionniste musulman a été écrasé par le gouvernement philippin et, aujourd'hui encore, les tensions persistent. Sur les plateaux et les îles éloignés, les tribus aborigènes, encore très imprégnées des croyances traditionnelles, vénèrent de nombreuses divinités.
Les usages 
À table Le riz, qui est à la base de l'alimentation, est consommé sous une multitude de formes, depuis le plat principal jusqu'au dessert. Le poisson est la première source de protéines, tandis que le porc et la volaille sont les viandes les plus consommées. L'ail entre dans la composition de nombreux plats. Le repas typique comprend en général du riz bouilli, du poisson frit accompagné d'un légume et des fruits pour le dessert. On consomme aussi des fruits au petit déjeuner. Les Philippines ont connu diverses influences culturelles, que reflète la cuisine. L'adobo, par exemple, est un ragoût de poulet ou de porc, mijoté avec de l'ail dans de la sauce au soja et du vinaigre. Les viandes sont souvent rôties et servies en brochettes. Un autre plat, le kare-kare, est un ragoût de viande et de légumes, servis avec une sauce à la cacahuète. L'un des rafraîchissements préférés des Philippins est le halo-halo, boisson à base de haricots sucrés, de lait et de fruits disposés en couches colorées, avec de la glace pilée. Les grandes fêtes sont souvent l'occasion de faire rôtir au feu de bois un cochon farci (ou lechon).Les Philippins font généralement trois repas par jour, et plusieurs collations (merienda) entre les repas. En milieu rural, les familles prennent tous leur repas ensemble, tandis qu'en milieu urbain seuls les repas du week-end, le petit déjeuner et le dîner en semaine sont pris en commun. Si des invités sont présents, ils sont installés le plus près possible du chef de famille et sont toujours servis en premier. On attend qu'ils aient commencé de manger avant de prendre part au repas. Il convient de garder les deux mains sur la table pendant les repas, au cours desquels la conversation prend souvent un tour décontracté. Les compliments sont les bienvenus, mais la meilleure façon de montrer que l'on apprécie la cuisine est encore de faire largement honneur aux plats. Il est d'usage de laisser une petite portion de nourriture dans son assiette pour indiquer que l'on est rassasié. Au restaurant, on laisse en principe un pourboire de 10 ou 15 p. 100, ou légèrement inférieur si le service est déjà compris. Vie en société Dès la première rencontre avec un Philippin, les salutations sont à la fois amicales et informelles, généralement accompagnées d'une poignée de main. Pour donner une marque de respect ou de sympathie supplémentaire, on peut poser la main libre sur la poignée de main ou sur l'épaule de l'autre. Les salutations courantes en philippin sont Kumusta ka na ? («Comment ça va ?»), Anong balita ? («Quoi de neuf ?») et Ayos ba tayo 'dyan ? («Tout va bien ?»). Les salutations anglo-saxonnes «Hi» et «Good morning» sont également couramment employées. Les jeunes gens apprennent à manifester du respect envers les adultes en les appelant par leur titre. Si un titre professionnel (docteur, directeur, etc.) ne convient pas au statut de l'interlocuteur, on utilise «Monsieur», «Madame» ou encore le titre familial. Il est courant pour les jeunes adultes de s'adresser aux étrangers plus âgés en leur donnant le titre Tita (Tante) ou Tito (Oncle), et de réserver Lola (Grand-mère) ou Lolo (Grand-père) aux anciens. Un grand nombre d'autres titres existent dans la plupart des langues. Entre adultes de même âge et de même statut, les prénoms voire, les surnoms, sont employés. Bien que l'habitude en soit moins répandu aux Philippines que dans les pays voisins, il est courant d'échanger des cartes de visite avec ses relations d'affaires.Les Philippins aiment se rendre visite le plus souvent possible, surtout dans les barrios, qui sont des petits villages ou des faubourgs. En milieu rural, les visites sont rarement annoncées car les téléphones sont rares. Chez les citadins, elles sont moins fréquentes et plus planifiées. En règle générale, les invités n'apportent pas de cadeaux, car la visite elle-même est considérée comme un cadeau. En revanche, on s'attend à ce que les invités longtemps absents offrent un petit présent d'une valeur symbolique (Pasalubong) à la familleSi les gens aiment bien se rencontrer chez les uns et les autres, ils apprécient également les réunions dans les lieux publics. Les quartiers des villes disposent souvent d'un espace central pour organiser ces rencontres. Les villages ont presque tous un plaza pour accueillir les divers événements de la vie sociale (manifestations politiques, danses, réunions, etc.) et à proximité duquel on peut jouer au basket. Loisirs Les Philippins consacrent l'essentiel de leurs loisirs à rencontrer des amis et des voisins, ou à regarder des films. Le pays est le quatrième producteur mondial de films, dont bon nombre traitent de thèmes religieux. Les films américains, même ceux qui sont à très faible budget, sont également diffusés. En ville, les ventes de magnétoscopes ont beaucoup augmenté au sein de la classe moyenne, tandis que les magasins de location de cassettes vidéo se sont multipliés. Le dimanche est réservé au sport : basket, base-ball et football. Les Philippins ont aussi la passion du jeu, ce qui explique le formidable succès des courses hippiques et des combats de coqs, mais aussi du mah-jong, jeu de dominos chinois. Vacances et fêtes On célèbre aux Philippines plusieurs fêtes nationales et des dizaines de fêtes locales, qui comptent parmi les événements les plus attendus de l'année. Les jours fériés nationaux sont le jour de l'An, Pâques (du jeudi au dimanche), Bataan Day (9 avril), la fête du Travail (1er mai), Araw ng Kagitingan (6 mai), la fête de l'Indépendance (12 juin), le jour des Héros nationaux (27 août), la Toussaint (1er novembre), Bonifacio Day (30 novembre), Noël et Rizal Day (30 décembre).La célébration de Noël aux Philippines, réputée pour être la plus longue au monde, commence le 1er décembre et comporte une prière de neuf jours appelée Misa de Gallo (« Messe du coq »). Du 16 décembre au 24 décembre, les philippins vont tous les jours à la messe à l'aube. Le premier jour de la cérémonie, on fait sonner les cloches des églises, jouer des orchestres de cuivre et exploser des pétards. La fête de Noël se termine le 6 janvier.Rizal Day commémore le martyre, en 1896, du Dr José Rizal, resté dans les consciences comme celui qui a insufflé son énergie au mouvement nationaliste philippin. Les drapeaux sont mis en berne et des rites spéciaux ont lieu au Rizal monument de Manille.Le jour de la Révolution populaire (25 février) ou Fiesta sa EDSA, commémore la révolution pacifique de février 1986, au cours de laquelle 2 millions de civils non armés ont soutenu une révolte militaire contre les forces armées restées fidèles au président Marcos, obligeant celui-ci à démissionner. Une cérémonie spéciale est organisée sur le site de la révolution.Le 14 septembre, on fête Santacruzan dans l'ensemble du pays pour commémorer la quête de sainte Helena pour la croix véritable du Calvaire. Les festivités prévoient des processions sur l'eau exhibant des icônes du saint patron de chaque ville et neuf jours de spectacles reconstituant des scènes de la Bible.
Arts 
Technique traditionnelle Jusqu'au XIXe siècle, la peinture et la sculpture aux Philippines sont restées fortement influencées par l'Église catholique romaine. La peinture récente s'inspire de thèmes séculiers et de styles abstraits. Les peintres connus sont notamment Juan Luna et Félix Resurrección Hidalgo, de style romantique et impressionniste, Fernando Amorsolo, célèbre pour ses paysages, Fabián de la Rosa, spécialiste du portrait et enfin Carlos Francis.Le patrimoine littéraire philippin avant l'arrivée des Espagnols était constitué d'un florilège de contes folkloriques, d'histoire orales et de proverbes, qui étaient transmis de génération en génération dans les diverses langues de l'archipel. Sous l'influence espagnole, la littérature évolua essentiellement vers le genre religieux et s'enrichit de nouvelles et de pièces dramatiques durant la période américaine. Parmi les écrivains philippins célèbres figurent le romancier et héros national, José Rizal, Francisco Balagtas, poète et philosophe, José ; Garcia Villa, poète et nouvelliste exceptionnel, Carlos P. Romulo, journaliste et diplomate, Claro Recto, poète et dramaturge, Nick Joaquín, poète, romancier et auteur dramatique, ainsi que Pas Marques Benitz, nouvelliste. Musique La musique prédominante aux Philippines reflète des siècles d'autorité coloniale européenne, puis américaine. Les formes occidentales classiques et populaires sont courantes, et notamment un style de musique populaire imprégné de folklore espagnol et de morceaux populaires, qui utilise des instruments à cordes pincées comparables au ukulele. L'influence américaine a également stimulé les concerts de jazz et de musique pop avec instruments électriques, dont la plupart sont donnés en tagalog.La musique autochtone s'est développée surtout dans les îles à l'extrême nord et à l'extrême sud de l'archipel. Plusieurs peuples autochtones du Nord maintiennent des traditions proches de celles des peuplades d'Indochine. Les gongs plats ou gangsa sont joués exclusivement par des hommes, formant généralement un ensemble. Chaque personne tenant un gong, il se crée une structure sonore complexe avec superposition de sons imbriqués. Les effets spéciaux sont obtenus en modifiant la façon de manipuler les gongs. L'effet de résonance est ainsi créé en brandissant le gong au-dessus du sol. Ces instruments ont une grande valeur économique et sont associés à un statut de prestige. On rend souvent hommage aux membres importants de la communauté en les autorisant à ouvrir les concerts de gong. Compte tenu de ce statut, ceux qui ne sont pas autorisés à toucher ces instruments adaptent souvent la musique de gong à d'autres instruments.Dans le sud aux ethnies encore plus diverses, il existe des gongs embossés, comparables aux gamelans d'Indonésie. La minorité musulmane a considérablement influencé d'autres groupes voisins, qui chantent tous généralement d'une voix aiguë, tendue et nasale. Dans les communautés musulmanes, les célèbres carillons de gongs kulintang sont souvent associés au xylophone gabbang, au tambour double ganbang et aux gongs embossés suspendus agung. Ces derniers sont joués uniquement par des hommes, alors que le kulintang peut être joué par des jeunes garçons et par des femmes, qui ont développé des techniques de jeu et d'improvisation très perfectionnées. Bibliothèques et musées Outre les bibliothèques d'université, les grandes bibliothèques du pays sont la Manille City Library, la bibliothèque nationale et la Bibliothèque du Science and Technology Information Institute, toutes situées à Manille. La Lopez Memorial Museum and Library de Pasay abrite des collections de peintures de grands artistes philippins, ainsi que des lettres et des manuscrits de l'écrivain et patriote José Rizal. Le Santo Tomás Museum de Manille conserve d'importantes collections d'archéologie et d'histoire naturelle, illustrant l'histoire des îles. Le Musée national de Manille a une division d'anthropologie, de botanique, de géologie et de zoologie, des collections d'art et un planétarium.
Infrastructures 
Institutions Les Philippines sont une république constitutionnelle. La Constitution de 1987 a réaffirmé les principes démocratiques de la Constitution initiale de 1935, mais aux fins d'éviter tout retour d'une dictature semblable à celle de Marcos. Elle a ramené le mandat présidentiel à six ans non renouvelables et limité les pouvoirs du président, qui ne peut que difficilement annuler les décisions du Congrès et imposer la loi martiale. Le président gouverne avec l'aide d'un cabinet dont les membres sont nommés. Le Parlement bicaméral se compose d'un Sénat, dont les 24 membres sont élus au suffrage direct, et d'une Chambre des représentants composée de 250 membres. La moitié des représentants est élue par le biais d'un système de listes par parti et les autres par les électeurs de chaque circonscription.Depuis 1996, la république des Philippines comptent 75 provinces, divisées en municipalités constituées de barangays (barrios). Chaque barangay est dirigé par un capitaine. La plupart des bureaux administratifs du gouvernement central se trouvent à Quezon City, l'ancienne capitale. Le droit de vote est fixé à 18 ans pour les élections nationales. Histoire contemporaine En 1965, Ferdinand Marcos, le candidat du Parti nationaliste, remporta l'élection présidentielle et inaugura deux décennies de pouvoir chaque jour plus autocratique et corrompu. En 1972, après des manifestations et une nouvelle campagne de guérillas paysannes, conduites par un nouveau parti communiste, Marcos instaura la loi martiale tout en annonçant un programme de réformes sociales et économiques. Dans le même temps, la corruption et le népotisme s'aggravèrent, Marcos distribuant faveurs et passe-droits à ses amis et associés des milieux d'affaires, en échange d'une part généreuse des profits réalisés. La loi martiale fut levée en 1981, dans la quasi-totalité du pays, sauf dans le Sud; et Marcos fut « élu » pour un nouveau mandat de six ans lors d'une élection largement boycottée par l'opposition. En 1986, cédant à la pression des États-Unis, Marcos organisa une élection présidentielle anticipée, au cours de laquelle l'opposition fut représentée par Corazón Aquino (dite Cory), la veuve de Benigno Jr. Aquino. Ce dernier avait été le principal adversaire politique de Marcos, avant d'être assassiné à l'aéroport de Manille à son retour d'exil en 1983. Marcos truqua le vote et se déclara réélu, mais la population réagit en descendant dans la rue pour soutenir un mouvement de révolte lancée par une section de l'armée. Les militaires loyalistes refusèrent la confrontation avec la foule et certains membres du gouvernement affirmèrent leur soutien à Cory Aquino. Capitulant devant la « révolution du pouvoir populaire », Marcos prit la fuite et s'exila à Hawaii, où il mourut en 1989.Les Philippins espéraient que Cory Aquino ne se contenterait pas d'assainir les pratiques gouvernementales, mais qu'elle lancerait aussi un programme de réformes économiques et sociales radicales (et notamment une véritable réforme agraire). Cependant, ils furent rapidement déçus. Les mouvements insurrectionnels communistes et les querelles intestines au sein de l'armée poussèrent Cory Aquino à rechercher un compromis avec la droite, ce qui provoqua le départ de nombreux libéraux de son gouvernement. Elle fut dans un premier temps adulée, mais sa popularité s'émoussa et elle dut, après avoir échappé à plusieurs coups d'État, démissionner en 1992. Cette même année, les forces américaines se retirèrent du pays, après la décision par le Sénat philippin de ne pas renouveler les baux des bases militaires américaines. L'année suivante vit la terrible éruption du volcan Pinatubo. C'est l'ancien secrétaire d'État à la Défense, Fidel V. Ramos, qui a pris la succession de Cory Aquino.Ramos eut fort à faire avec une économie faible, des instances politiques corrompues et une bureaucratie inefficace. Il réussit à relever de nombreux défis et créa une coalition élargie, gagnant la majorité dans les deux chambres du Congrès après les élections de 1995. Si de nombreux emplois locaux furent initialement perdus après le retrait des forces américaines des Philippines, le gouvernement en profita pour convertir les deux bases militaires en zones d'activité économique spéciales. Les investissements nationaux et étrangers comblèrent rapidement le vide et créèrent de nombreux nouveaux emplois dans le secteur privé en 1994. L'économie du pays continua sa croissance rapide, impressionnant les sceptiques qui avaient estimé les obstacles insurmontables. Ce nouvel élan économique fut accompagné en 1996 par l'arrêt d'un conflit vieux de vingt-cinq ans avec le plus grand groupe de sécessionnistes musulmans dans le sud des Philippines. On estima à plus de 100 000 le nombre de morts dus à la guerre civile. Le gouvernement conclut un accord de paix avec le plus grand groupe de rebelles, le Front de libération national Moro (FLNM) en septembre et engagea des pourparlers au début de l'année 1997 avec une plus petite faction. Le conflit opposant les Philippines, la Chine, Taiwan, la Malaisie, Brunei et le Viêt Nam, revendiquant chacun les îles Spratly, n'a toujours pas été résolu. Économie Riz : production Maïs : production Canne à sucre : production Tabac : production L'économie philippine s'est développée plus lentement que dans les autres pays de la région. Une répartition inéquitable des revenus et la pauvreté ont longtemps miné le pays. La croissance avait repris après l'élection de Cory Aquino, mais, au début des années quatre-vingt-dix, plusieurs facteurs sont venus la ralentir. D'abord, la guerre du Golfe, en 1991, qui a empêché beaucoup de Philippins travaillant au Proche-Orient d'envoyer de l'argent à leur famille. Il y eut ensuite l'éruption dévastatrice du mont Pinatubo en 1991, puis des vagues de sécheresse et d'inondations. Et pourtant, malgré tous ces obstacles, les années 1994 à 1996 furent une période de grand progrès économique. L'investissement étranger, les exportations et les privatisations prospérèrent, tandis que l'économie continuait à dépasser les objectifs fixés.L'agriculture est une activité importante de l'économie philippine. Les principales cultures sont le riz, le maïs, la noix de coco, la canne à sucre, l'abaca et le tabac. Outre les produits agricoles, le pays exporte du matériel électronique, des vêtements, des minéraux et des produits chimiques. L'industrie représente environ 32,2 p. 100 du PIB, et les services environ 49,2 p. 100 (1997).Les Philippines sont membre de l'Association des nations du Sud-Est asiatique (Asean). Les États-Unis et le Japon sont les principaux partenaires commerciaux des Philippines. La monnaie est le peso philippin. Transports et communications En général, les classes moyennes et élevées possèdent leur propre voiture, mais le reste de la population compte sur les transports publics. Dans la capitale, Manille, bus, taxis et cars climatisés sont à la disposition du public, de même que les jeepneys, sortes de minibus aménagés à partir de vieilles Jeep récupérées de l'armée américaine. Souvent très décorés, les jeepneys peuvent transporter de dix à vingt passagers, pratiquent des tarifs très faibles, suivent des itinéraires fixes et s'arrêtent sur simple signe de la main. Les routes en milieu urbain sont souvent très encombrées et la conduite est plutôt agressive. Dans les zones rurales, les routes et les réseaux de transport sont moins développés et l'on se déplace encore beaucoup à pied ou à dos d'animal. Pour les petits trajets, on utilise souvent la version deux-roues du jeepney. Le réseau intérieur aérien couvre assez bien le territoire, tandis que des services de ferries et de banka relient les différentes îles. Le système de communication est correct dans les zones urbaines, mais n'est pas entièrement développé dans les zones rurales ni entre les îles. Enseignement Le système éducatif est proche de celui des États-Unis, mais les infrastructures sont mieux organisées en milieu urbain qu'à la campagne. La quasi-totalité des enfants en âge d'être scolarisés vont à l'école primaire et, en milieu urbain, la plupart poursuivent leurs études dans des collèges secondaires, souvent privés. Une année de formation militaire est prévue dans le cursus secondaire. Les écoles et les universités dirigées par des ordres catholiques sont réputées pour être parmi les meilleures du pays, de même que l'université d'État des Philippines de Quezon City est considérée comme une institution mondialement reconnue. Santé A Manille, les services de santé fournissent généralement des soins de bonne qualité à ceux qui en ont les moyens, encore que les hôpitaux religieux soient souvent les meilleurs. Les zones rurales disposent parfois d'unités de soins, mais manquent de matériel. En 1995, une nouvelle loi a instauré un système d'assurance maladie universel, essentiellement financé par des prélèvements fiscaux et des fonds publics, mais sa mise en place devrait prendre du temps. Auparavant, les gens pouvaient difficilement se payer une assurance et les personnes sans emploi n'avaient pas les moyens de payer leurs soins. Aujourd'hui, le gouvernement finance des vaccins gratuits pour les enfants. La pollution, surtout à Manille, constitue un risque sérieux pour la santé.
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