
On peut entendre un peu de créole près de la frontière haïtienne et dans les bateys (communautés dans les plantations de canne à sucre), où vivent de nombreux travailleurs haïtiens.
La plupart des Dominicains appartiennent officiellement à l'Église
catholique romaine; cependant, les pratiquants réels sont beaucoup
moins nombreux. On compte par ailleurs des chrétiens évangélistes,
des adventistes du septième jour, des saints des derniers jours
(ou mormons) et différentes autres confessions. Il existe une colonie
juive à Sosúa, qui descend des réfugiés venus
s'installer à la suite de mesures favorisant l'immigration. Les
habitants des zones rurales associent parfois des traditions chrétiennes
à des croyances et des pratiques locales.

Les hommes donnent une poignée de main ferme lorsqu'ils se saluent; il est également fréquent que les amis s'embrassent. Les femmes, quant à elles, s'embrassent sur les deux joues. De façon plus formelle, on serre la main de la personne rencontrée en demandant ¿Cómo está usted? («Comment allez-vous ?»). Les gens abandonnent le vouvoiement usted dans les situations amicales. La politesse veut que l'on prenne des nouvelles de la famille des gens que l'on rencontre. ¡Hola!, qui correspond à «Salut !», tout comme ¡Saludos! sont des formules amicales. Les adultes, en particulier al campo (à la campagne), s'appellent souvent compadre (pour les hommes) ou comadre (pour les femmes).Les présentations officielles sont rares, bien que les titres professionnels soient parfois utilisés. Les personnes âgées ou hiérarchiquement supérieures peuvent être appelées Don (pour les hommes) ou Doña (pour les femmes), suivi ou non du prénom.
Selon la tradition catholique, on apprend à certains enfants à «demander la bénédiction» de leurs parents ou d'autres membres de la famille lorsqu'ils les saluent. La formule d'usage est alors Bendicíon, tía («Bénissez-moi, ma tante») et la réponse habituelle Dios te bendiga («Dieu te bénisse»).Pour de nombreux Dominicains, en particulier ceux qui vivent à la campagne et dans les barrios, les rencontres entre amis et parents constituent une forme de loisir très importante. Les visites à la maison sont fréquentes; cependant, les gens aiment plutôt se rencontrer dans des lieux publics, au marché par exemple. La durée des visites varie et celles-ci peuvent survenir à tout moment, de façon impromptue. Dans les zones rurales, les gens ne ferment pas leur porte et les visiteurs sont toujours les bienvenus; l'intimité est secondaire et lorsqu'une personne demande à rester seule, on pense automatiquement qu'elle est triste. Rester seul signifie souffrir de solitude. Les gens adorent s'asseoir dans des mesadoras, des fauteuils à bascule présents dans presque tous les foyers, à bavarder ou tout simplement passer un peu de temps ensemble.Si la visite d'un ami interrompt un repas, il est immédiatement et sincèrement convié à le partager. La formule d'usage est alors A buen tiempo («Vous êtes arrivé au bon moment»). La personne peut alors refuser en souhaitant un Buen provecho («Bon appétit»), ou s'asseoir à la table et partager le repas.
Les hommes passent des heures, en particulier le dimanche, à jouer aux dominos sur des tables installées à l'extérieur, devant les maisons, les bars et les colmados (marchés de quartier), mais ce jeu est pratiqué aussi bien à la maison, y compris par les jeunes enfants.Les combats de coqs sont très populaires et les gens misent parfois des grosses sommes sur un animal. Le grand nombre de billets de loterie vendus dans le pays démontre également la passion du jeu qui caractérise les Dominicains.Le base-ball est le sport le plus populaire. La compétition est acharnée et de nombreux joueurs dominicains sont devenus célèbres aux États-Unis et au Canada. Les promenades dans les parcs, les visites aux amis et la télévision comptent parmi les loisirs favoris des Dominicains.
Dans les grandes villes, les gens apprécient également les activités culturelles comme le théâtre et les concerts.Les Dominicains adorent la musique et la danse. Le merengue, une musique au rythme rapide, est particulièrement populaire, bien qu'on apprécie également beaucoup la salsa et les autres styles latino, ainsi que la musique et le jazz des États-Unis. On trouve des boîtes de nuit dans les communes rurales.
En République dominicaine, on fête le jour de l'An le 1er janvier. Le 6 janvier, date de l'Épiphanie, ou jour des Rois (Día de los Reyes) commémore la visite que firent les trois Rois mages à l'enfant Jésus, pour lui apporter de l'or, de l'encens et de la myrrhe en guise de présents. C'est pourquoi, à cette occasion, les enfants reçoivent généralement des cadeaux.Le 21 janvier célèbre Nuestra Señora de la Alta Gracia («Notre-dame de la Gratitude»). Le jour de Duarte, le 26 janvier, est dédié à Juan Pablo Duarte, considéré comme le père de l'indépendance. La fête de l'Indépendance, le 27 février, commémore la liberté acquise par le pays en 1844 et consiste en des défilés et des réunions politiques.Le carnaval, un festival qui précède le carême, dure plusieurs semaines au début du printemps. De nombreuses festivités, dont de grands défilés costumés, sont organisées à cette occasion. Les familles qui vivent en ville aiment passer quelques jours à la plage ou à la montagne pendant la Semana Santa («Semaine sainte») qui précède Pâques.Le 16 août commémore le rétablissement de l'Indépendance, tandis que Nuestra Señora de las Mercedes («Notre-Dame de la Miséricorde») est célébrée le 24 septembre. On fête le jour de Christophe Colomb le 12 octobre en commémoration de la découverte des Amériques. Noël est célébré le 25 décembre bien que l'échange de cadeaux n'ait pas lieu ce jour-là, mais le 6 janvier.
Le gouvernement décrète parfois un congé exceptionnel
pour célébrer un événement ou l'achèvement
d'un projet. La Nueva Isabela (aujourd'hui Saint-Domingue), fondée
en 1496, fut la première colonie européenne permanente du
Nouveau Monde et demeure encore aujourd'hui une ville où les traditions
européennes sont bien ancrées. Quelques constructions coloniales
sont toujours en état, dont on peut admirer quelques beaux exemples
à Saint-Domingue. On retrouve une influence espagnole dans les beaux-arts,
la musique et la littérature; toutefois, les racines africaines
sont tout aussi présentes.La plupart des grands centres culturels
du pays, dont la galerie nationale des Beaux-Arts, se trouvent à
Saint-Domingue.

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